Février 2017 donc ! On avait déjà tellement de mal, nous les vieux (ou prétendus tels), à imaginer ce que serait l’an 2000, alors 2017 vous pensez bien ! D’autant qu’au-delà de l’imaginaire technologique (les GSM, les ordis, les GPS, les micro-ondes, les DVD),  il y avait un tas de questions qui étaient alors tout simplement inimaginables. Exemples. S’inspirant des administrateurs de Publifin, à combien de réunions les administrateurs de la Maison du Jazz allaient-ils devoir NE PAS assister afin de pouvoir enfin obtenir la somme qui permettrait enfin à la Maison d’avoir des locaux ad hoc ?  Combien de squatteurs et de tagueurs motivés allait-t-il falloir pour venir enfin à bout de l’aile du Palais des Congrès où nous devions nous installer ? Quel lien pourrait-il bien y avoir entre ces deux questions, quel terrifiant Deus ex machina ? Décernerait-on un jour le prix Nobel de sauvegarde de l’humanité à l’inventeur de la machine à restaurer l’ordre des choses, celle qui transformerait un président en forçat (dites-moi si je me trump) ? Comment ces héritiers lourdinques des Templiers (les banquiers) allaient-ils définitivement devenir les maîtres du monde ? Alors que le Concombre masqué avait si souvent échoué dans cette tâche. Et puis surtout qui aurait cru que j’aurais un jour 63 ans ? Et tous ces amis disparus, bordel.

Février 2017 donc, 100 ans après l’enregistrement du premier disque du jazz par l’Original Dixieland Jazz Band. Notez, on peut toujours pousser l’exercice plus loin et imaginer ce qui se passera dans 40 ans. Des ordinateurs de la taille d’une allumette, des voitures volantes (comme celles qu’on imaginait déjà pour l’an 2000), des politiciens en plastique recyclé et puis, et puis nos têtes ! Bon, pour moi la question est réglée, dans 40 ans, vous croiserez encore de temps à autre mes cendres dans un coin du JP’s, papotant avec mon vieux pote Jacques Pelzer. Mais imaginez la tête de mes (presque) jeunes collègues dans 40 ans, installés bien au chaud dans le studio A du Palais des Congrès (si, si, croyez-moi, il finira par y avoir une justice), à réécouter les 6 millions de faces enregistrées par une Axelle sexagénaire : juste pour voir, avec un de ces logiciels de vieillissement, j’ai fait le test avec nos deux responsables de projets, Charline et Olivier : eh ben je vais vous dire, je pense qu’on va d’abord profiter de 2017, jour après jour, heure après heure, on va manger des chouquettes de chez Saperlipopette et des glaces de chez Pistache&Chocolat et pour le reste, on va laisser gentiment pisser le mouton et sa famille. Allez, 2017, ça va le faire !   JPS