Autour de Monk

Il y a deux sortes de musiciens de jazz : les monomaniaques et les éponges. L’incarnation du modèle éponge, c’est Miles Davis bien sûr, les oreilles perpétuellement branchées sur le monde extérieur, musical et extra musical, et toujours sur la brèche afin, soit de faire évoluer sa musique au gré de l’air du temps, soit de colorer l’air du temps à l’aide de sa musique. A l’opposé, il y a Monk, monomaniaque majuscule, revenant perpétuellement sur les quelques idées basiques sur lesquelles sa musique a été conçue. Mais quelles idées ! Monk jouent sa vie durant les mêmes thèmes, les mêmes standards, leur donnant à chaque fois une vie nouvelle SANS en modifier fondamentalement l’esthétique. D’où l’idée d’aborder Monk non par le biais d’une chronologie stricte comme nous l’avions fait pour Ellington ou Dizzy récemment, mais par une approche diversifiée où les notes biographiques croisent l’héritage musical, ou sont évoqués dans un désordre orchestré les influences, les partenaires, les disciples, les éléments stylistiques, le work in progress, la personnalité (et quelle personnalité !). 36 séances pour se promener autour de Monk ! Bienvenue à bord !

 
 
 
 
Dizzy Gillespie

Après Charlie Mingus, Miles Davis, John Coltrane, Art Blakey, Max Roach et Duke Ellington, après l’année consacrée au be-bop et les deux années consacrées au jazz belge, au piano jazz et aux standards, c’est au tour de John Birks « Dizzy» Gillespie de squatter pendant quelque 72 heures l’auditoire de la Maison du Jazz. Cauchemar de Cab Calloway, alter ego de Charlie Parker, inventeur du cubop, partenaire privilégié des plus grands solistes du jazz classique et moderne, créateur d’un jeu de trompette tout à fait unique, c’est un Dizzy tantôt virtuose halluciné, tantôt dispensateur d’un blues profond et basique que nous suivrons à la trace. De ses premiers pas dans les années ’30 à ses derniers concerts, début des années ’90, un parcours gonflé de surprises.

 

 
 
 
 
Les Standards

Il est de bon ton aujourd’hui de décrier les standards. Et pourtant… Les standards, c’est ce vocabulaire de base qui permet à des musiciens issus des quatre coins du monde et qui ne se sont jamais rencontrés, de se mettre à jouer ensemble dans l’instant. Les standards, c’est le ciment qui unit des générations d’amoureux du jazz. Et surtout, les standards, c’est la liberté : on peut faire ce que l’on veut d’un standard, y compris le mettre en pièce ! L’idée de ce cours est, à partir d’une sélection des grandes chansons de Gershwin, Cole Porter, Irving Berlin etc, de suivre leur itinéraire depuis leur création (comédies musicales de Broadway, films musicaux d’Hollywood) jusqu’à leurs 1001 versions jazz. Chaque cours est donc comme une mini-histoire du jazz, avec en bonus quelques dérives vers d’autres musiques (chanson, rock, folk, musique de film ou de cartoons etc). Nombreux documents audio et vidéo, dont certains rarissimes.

 
 
 
 
Duke Ellington

Après Miles Davis, Charles Mingus, John Coltrane, Art Blakey, Max Roach, c’est cette fois le maestro Duke Ellington en personne qui est l’invité de la Maison du Jazz. On a tout dit d’Ellington et de son œuvre gigantesque : mais la plupart du temps, on est loin, bien loin, d’avoir tout entendu. A l’image de son premier style, la musique d’Ellington est une jungle d’une richesse et d’une diversité sans égale. Sans égale parce Duke est l’anti-mode. Entre un Miles Davis qui eut toujours à cœur de faire évoluer sa musique avec l’air du temps, et un Monk monomaniaque qui ne cessa de creuser le même sillon, Duke Ellington est le créateur d’un univers personnel en constante évolution. Des chansons de trois minutes aux suites prestigieuses, il faut TOUT redécouvrir de l’œuvre de Duke Ellington. Documents audio et vidéo, syllabus, données biographiques – Welcome in Ellingtonia !

 
 
 
 
Histoire et Comprhension du Jazz

Le classique de la Maison du Jazz : depuis presque vingt ans, le cours d’Histoire et de Compréhension du Jazz propose un parcours d’initiation à tout qui désire se familiariser avec cette musique,  débroussailler cette jungle sonore couvrant un peu plus d’un siècle et choisir parmi les 1001 facettes du jazz celles qui vont créer le déclic. Si la base reste la même, le cours se peaufine évidemment d’année en année (mises à jour, apparition de nouvelles sources audio ou video, nouvelles perspectives etc). Aucun bagage requis.